En juillet 2022, l’ADEME, l’agence nationale française pour la transition écologique, a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour numériser et décarboner le transport ferroviaire. Deux projets ont émergé de la région Occitanie, noms de code : Ecotrain et Flexmove.
« Moins énergivores, plus légers, moins coûteux à installer et à entretenir, tant pour les rames que pour les rails, ces trains de nouvelle génération auront de nombreux atouts », se félicite le Ministère des Transports. L’objectif principal de ces projets est de rendre le transport ferroviaire plus attractif et moins coûteux, tant pour les voyageurs que pour le fret.
Plus attractif et moins coûteux
La France souhaite développer le rail léger comme outil pour « l’exploitation et le renouvellement des petites lignes ferroviaires, qui contribuent à la cohésion des territoires ». Des efforts pour sauver les petites lignes. « Développer l’offre de transport, augmenter le nombre de trains, attirer davantage de voyageurs et ainsi améliorer l’équation économique de ces lignes », résume le Ministère. Deux projets développés dans la région répondent à ces critères. Ils seront financés par le Ministère des Transports, qui a réservé 75 millions d’euros pour les cinq projets sélectionnés dans le cadre de France 2030.
Ecotrain, des navettes voyageurs/fret sans conducteur
Conçu et développé en Occitanie par six partenaires, dont quatre entreprises toulousaines (Celad, Spherea, Syntony, Stratiforme), et soutenu par la Région, Ecotrain sera produit entre l’Occitanie, la Nouvelle-Aquitaine, la PACA et les Hauts-de-France. Ecotrain est un système de navettes ferroviaires légères, autonomes, alimentées par batterie, sans conducteur, qui transportent à la fois des passagers et des marchandises. Construits sur la même base technique, deux types de navettes ont été imaginés : des navettes voyageurs de 30 places chacune, et des navettes « micro-fret ». Le coût d’Ecotrain est estimé à 8 millions d’euros.
Flexmove, le 2-en-1 testé sur la ligne ferroviaire « Limoux-Quillan »
Développé entre l’Occitanie et la région parisienne, Flexmove est un étonnant 2-en-1.
Un « ferromobile », c’est un véhicule électrique qui peut circuler à la fois sur route et sur rail (y compris les passages à niveau). Flexmove est conçu pour les lignes ferroviaires fines du pays (40% du réseau SNCF), c’est-à-dire les petites lignes régionales. L’ambition est « de développer un service de mobilité multimodale à la demande, respectueux de l’environnement, qui peut utiliser à la fois la route et le rail sur un même trajet, en toute sécurité », disent les partenaires du projet, dont Alstom et la Région. Sur rail, le véhicule est autonome, le conducteur reprenant le volant sur la route. Un premier test a été réalisé en Belgique, et un prototype sera démontré cette année sur la ligne audoise entre Limoux et Quillan. Le coût de Flexmove est estimé à 30 millions d’euros.

